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L'opposition
Saturne-Pluton (débutée au mois d'août
2001 et s'estompant depuis le 26 mai dernier) a contribué
à installer bien du pessimisme, de la peur et des doutes
dans la conscience et dans le coeur des êtres humains.
Beaucoup de personnes ont ainsi perdu confiance, que ce soit
au niveau individuel comme au niveau collectif. Des attentats
du 11 septembre au raz de marée lepeniste des dernières
présidentielles en passant par la guerre au Proche
Orient, tout a contribué au découragement actuel.
Comme
je l'ai écrit dans mon dernier livre (Le
bonheur est à l'intérieur): "L'être
humain possède une grande faculté d'adaptation.
Il a su s'adapter aux changements climatiques, aux épidémies,
aux guerres, il est sûrement capable de s'adapter à
la pollution!" C'est bien ce qui se passe en ce moment, et
c'est l'un des plus grands dangers, justement. Mais j'ai conclu
le paragraphe par : "Cette faculté d'adaptation, il
doit maintenant l'employer autrement, différemment.
Plutôt que s'adapter à l'ombre, comme il le fait
depuis quelques siècles, il doit s'adapter à
la lumière."
Oui,
mais comment, direz-vous? Et bien, profitons de cet aspect
harmonique entre Saturne-Uranus, qui se forme depuis juin
2002 et qui perdure jusqu'en mars 2003 dans sa première
phase, pour mettre les énergies individuelles au service
du collectif.
Nous
avons un petit aperçu de la résonance positive
de cet aspect harmonique avec le Sommet de la Terre qui se
tient actuellement à Johannesbourg. A l'heure où
j'écris ces lignes (le 3/9/02), un engagement "urgent"
à accroître la part globale des sources d'énergie
renouvelables, tels le solaire et les éoliennes, a
été pris. Bien que l'Union européenne
ne soit pas parvenue à obtenir un calendrier et des
objectifs précis, auxquels se sont opposés les
Etats-Unis et les pays producteurs de pétrole, les
négociateurs sont parvenus à des compromis sur
les questions sanitaires, du changement climatique et du commerce.
Tout en refusant de ratifier le protocole de Kyoto, les USA
ont de leur côté accepté une formulation
(!) selon laquelle "les Etats soutenant Kyoto exhortent fortement
ceux qui ne l'ont pas fait à le ratifier à point
nommé". C'est un petit progrès, certes, mais
un progrès encourageant.
Saturne
en Gémeaux, c'est à la fois la connaissance
acquise, la structuration des idées et la responsabilité
de ce que l'on communique. Uranus en Verseau c'est aussi bien
les "autoroutes de l'information" (Internet, entre autres),
les innovations technologiques et la solidarité entre
les hommes. Comment ces deux planètes peuvent-elles
contribuer à apporter des solutions aux problèmes
des êtres humains, un nouvel essor, un nouvel espoir
surtout ?
En
faisant un pont, un lien, entre la tradition (Saturne) et
la modernité (Uranus), entre les valeurs des anciennes
générations (celle de 68 en particulier) et
celles des jeunes, qui ne demandent qu'à s'exprimer
et à changer les choses. Pour cela, il est souhaitable
- et même urgent - que l'être humain comprenne
l'importance de son engagement personnel. Car il ne suffit
pas d'accuser la société, les institutions ou
les gouvernements en place, il faut aussi regarder en nous-mêmes
où se situe notre part d'immobilisme et de négativité.
Comme
le dit avec justesse le Dalaï Lama dans son dernier livre*
"Même si nous savons que les émotions négatives
sont destructrices, si elles ne sont pas trop intenses, nous
avons tendance à penser: Oh, celle-ci n'est peut-être
pas trop grave! et nous n'y attachons pas trop d'importance.
Le problème est que plus vous vous habituez aux tempêtes
en vous, plus elles se reproduiront et plus vous serez enclins
à leur céder. C'est ainsi que la négativité
se perpétue."
Aussi,
si chacun de nous veut bien s'en donner la peine, qu'il regarde
en lui-même où se situent ses "blocages saturno-plutoniens"
et qu'il pense maintenant à accorder la priorité
aux valeurs de Saturne et d'Uranus en lui: mettre au profit
de ses frères et soeurs humains ses capacités
intellectuelles, son goût de l'effort, son génie
créateur, ses idées pour une société
plus humaine et moins égoïste, son sens des responsabilités,
ses connaissances en techniques de communication, ses dons
de pédagogie ou de guérison, bref la liste est
longue et chacun peut trouver comment ajouter, à sa
façon et selon ses moyens, une pierre à ce nouvel
édifice.
Mais
cet édifice ne pourra se construire que si chacun y
met du sien, pour le futur de nos enfants, pour le futur de
l'humanité, pour le futur de cette magnifique planète
bleue qui se nomme la Terre.
Patrick
Giani
Article paru en Septembre
2002 dans la revue "GANYMEDE" de l'association JUPITAIR
(© 2002 Patrick Giani - tous droits de reproduction,
de traduction et d'adaptation reserves pour tous pays - faire
demande par email)
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