Le kiné de mon père, qui l’aide efficacement
depuis plusieurs années à surmonter une paralysie
des membres supérieurs très handicapante, m’a
raconté comment il est subitement devenu célèbre
dans les Alpes Maritimes le 9 septembre 2005, et cela sans
avoir rien demandé à personne, comme vous allez
pouvoir le constater.
En effet, rien ne pouvait lui laisser supposer qu’en
ce matin d’orages très violent, il allait être
brusquement englouti par « un large trou béant
non sécurisé » selon ses propos, probablement
une plaque d’accès aux égouts de la ville
soulevée par le fort courant souterrain ou qu’un
agent de la voirie a oublié de fermer. Constatant que
la pluie s’est arrêtée, il sort pour faire
un footing avant d’entamer sa tournée de visites
à domicile, son casque de moto à la main. Il
a juste le temps d’entendre un petit cri (celui de la
pâtissière qui l’a vu subitement disparaître)
et « c’est la chute brutale à plus de deux
mètres dans les tourbillons d’eau boueuse »
où il est entraîné, cherchant désespérément
à s’agripper aux parois et se cognant les épaules
et la tête violemment. Heureusement il a « le
réflexe de mettre le casque de moto et de le fermer
». Emporté comme un fétu de paille, s’égratignant
sur les pierres et les barres de fer, avalant malgré
lui les eaux putrides qui l’emportent, il parcourt ainsi
deux kilomètres dans les égouts de la ville
de Cannes en seulement quatre minutes !
« Après avoir pensé être tué
en me fracassant sur une voûte, j’ai maintenant
la rage. Je me refuse à mourir noyé dans ces
saletés que j’ai déjà trop bues,
alors je nage à contre-courant pour chercher un appui.
Je parviens à me mettre sur pied... mais j’ai
de l’eau jusqu’au cou et il fait noir ».
Longeant la paroi avec l’angoisse de tomber, il se dirige
patiemment vers un trou de lumière faiblarde qui s’avère
être une grille.

S’agrippant désespérément aux parois
pourtant glissantes, il commence à crier au secours
mais le bruit du torrent de boue couvre sa voix. Enfin, après
une heure et quarante cinq minutes d’attente dans le
froid et l’angoisse, une employée de la voirie
le repère et appelle les pompiers qui, déjà
alertés, « cherchaient un corps ». Ceux-ci
réussiront, encordés, à le conduire vers
une sortie plus large et à l’emmener aux urgences
de l’hôpital. Voici sa carte du ciel de naissance
:

André Messager, né le 7/1/1947 à 06h
15 HL à Wattrelos (59)
On remarque tout de suite la conjonction Soleil-Mars (combuste)
opposée à la Lune en Cancer au double carré
de Neptune. L’aspect dissonant Mars-Neptune prédispose,
entre autres, aux accidents par l’eau ; pourtant selon
les dires de Mr Messager, il est un excellent nageur. Mais
c’est la conjonction Saturne-Pluton en Lion qui retiendra
notre attention car elle se situe en VIII, domaine du caché,
de ce qui est enfouis, souterrain, dont les égouts.
Or, la période de l’accident voit le retour de
Saturne au degré près ! Et au moment du drame,
il se trouve alors en maison XII, secteur des épreuves,
uniquement opposé à Neptune (voir carte du ciel
de l’accident plus bas). Un Neptune plus que dissonant
puisque carré à Mars et carré à
la Lune qui se situe... en Scorpion et en IV !
De toute évidence, une épreuve l’attendait
ce jour-là, mais pourquoi ? Lorsque je lui ai demandé
ce qu’il s’était passé il y a 29
ans (premier retour de Saturne) il m’a dit qu’il
avait eu un accident de moto. On peut donc supposer qu’il
avait une leçon d’humilité à intégrer,
en rapport avec son côté risque-tout signifié
par Saturne en Lion (symbole du pouvoir) et Soleil-Mars en
Capricorne, tellement têtu et obtus parfois ! On notera
également Uranus (opposé à Mercure :
l’événement soudain) au carré de
ses Nœuds lunaires, l’amenant à changer
quelque chose dans ses habitudes sur son chemin de vie, et
Mars en Taureau opposé à son Jupiter natal :
pas de chance ! Toutefois, la Providence l’a tout de
même aidé, en la personne de la pâtissière
et surtout de l’employée de voirie, que l’on
peut rattacher à Vénus (les femmes) conjoint
à Jupiter et à la Part de Fortune en Balance
et en III (les déplacements).
Un retour de Saturne très éprouvant qui l’a
obligé à suivre quelques séances avec
un psy et surtout... à ralentir son rythme de vie !
Patrick
Giani
Le
9 septembre 2005 à 5 h 15 HL CANNES (06)
Article paru en janvier
2006 dans la revue "GANYMEDE"
(© 2006 Patrick Giani - tous droits de reproduction,
de traduction et d'adaptation reserves pour tous pays -
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par email)
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