Avec Neptune en Verseau et Uranus en Poissons, nous sommes
depuis mars 2003 en présence de ce que l'on nomme en
Astrologie une réception mutuelle,
chaque planète invitant l'autre à visiter son
domaine de prédilection, à l'imprégner
de sa propre vibration. La réception
mutuelle de ces deux planètes
s'était déjà formée dans les années
1834/1843, et leur précédente
conjonction avait eu lieu en 1821 au tout début du
Capricorne, comme pour leur conjonction
de 1993 ! Comme celle de 1821 a présidé
à un bond en avant dans les découvertes (la
bauxite, traduction des hiéroglyphes par Champollion)
et dans les crises d'indépendance de certains pays
(Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Pérou)
celle de 1993
a correspondu à l'arrivée
d'Internet et des téléphones portables. Les
crises d'indépendance
de certains pays se manifesteront donc durant ces années
2003-2012.
Dans un article
paru dans Ganymède à la même époque
sur le retour d’Uranus en Poissons, j'écrivais
:
«
Du côté des inventions, on notera en 1841 le
saxophone (Adolphe Sax, Grande-Bretagne). C'est d'ailleurs
cette naissance qui va populariser 84 ans plus tard le jazz,
musique typiquement uranienne par son esprit d'improvisation
et ses rythmes révolutionnaires. On peut donc penser
qu'une nouvelle musique (ou forme de musique) va naître
durant les sept années qui viennent.”
Cette
nouvelle musique est née, elle grandit dans tous les
pays occidentaux mais elle vient principalement d'Australie
avec le groupe Hillsong, dont les chansons
ressemblent à des gospels mêlés de rythmes
rock et de chants de louanges à la gloire du Christ
et de Dieu. Or,
quand on sait que le jazz des années 20 (retour d'Uranus
en Poissons) a été l'aboutissement d'un processus
d'évolution de la musique afro-américaine, dont
le gospel, on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement.
Le gospel, qui apparaît vers la fin des années
1920, trouve en effet sa source dans le style de musique religieuse
appellé «negro spirituals» (notamment dans
la période 1834/1843, en plein retour d'Uranus en Poissons
et Neptune en Verseau, comme de nos jours) qui comprenait
des chants religieux et des sermonts.
On assiste donc à un retour de ces chants spirituels,
et ce phénomène paraît s'amplifier d'années
en années (le succès du film "Les choristes"
en est l'illustration). Pour quelles raisons ?
Il faut dire que ce début de vingt et unième
siècle est plutôt pauvre en la matière
puisque c'est justement elle qui prime, avec le dieu argent
et sa domination sur le système économique mondial.
Jamais la spiritualité n'a été si dénigrée
et le rapport au divin méprisé. Les musiques
que l'on nous assène à longueur de journée
dans les medias sont typiques de cette ère des Poissons
finissante : du romantisme pleurnichard de la variété
au baragouinage du rap en passant par les rythmes robotisés
et hypnotiques de la techno, elles sont devenues des produits
sans saveur, et surtout sans âme.
Lorsque l'on écoute le groupe Hillsong, on se rend
compte qu'il s'agit d'un véritable retour aux sources
de la musique: ils jouent ensemble, principalement
en public, et chantent à plusieurs
voix, entourés d'une chorale de plusieurs centaines
de personnes, avec une telle ferveur que cela donne des frissons
ou fait venir les larmes. Aucun d'eux ne se met en avant,
excepté pour chanter sa partie, personne ne porte des
habits de scène et chacun d'eux ne pense qu'à
une chose: donner le meilleur de lui-même. Leur musique
annonce, à mon avis, les prémisses de l'Ere
du Verseau : plus de solidarité, plus de foi et plus
de joie de vivre.

A
la fin de chaque concert le pasteur John Houston, qui est
à l'origine de ces rassemblements, fait un sermon qui
n'a rien à voir avec les sermons de prédicateurs
américains : il parle de la négativité
et comment s'en défaire, du manque et de l'abondance,
de l'étroitesse et de l'ouverture d'esprit, en arpentant
la scène avec une telle foi et un tel dynamisme que
cela vous donne de l'énergie pour toute la journée
!
On comprend pourquoi les jeunes australiens désertent
les églises classiques, et ce mouvement n'est pas prêt
de s'arrêter...
Patrick
Giani
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a consacré à HILLSONG

Un
groupe de louanges francophone à découvrir:
EXO
Article
paru en juillet 2006 dans la revue "GANYMEDE"
(© 2006 Patrick Giani - tous droits de reproduction,
de traduction et d'adaptation reserves pour tous pays - faire
demande par email)
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