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Le
fondateur de la première communauté Emmaüs
nous a quitté le lundi 22 janvier 2007 à l'âge
de 94 ans. Pratiquement à l'heure où la loi
sur le droit opposable au logement, qui sera examinée
à la mi-février par le Parlement, est en passe
d'être votée. D'ailleurs Jean-Louis Borloo, ministre
de la cohésion sociale, de l’emploi et du logement,
a annoncé que sa loi porterait le nom de l'Abbé
Pierre. Bel héritage que nous laisse cet homme au grand
coeur, dont la Vénus est conjointe au Soleil Lion,
maîtresse de l'Ascendant Balance, signe de la justice
et de l'Amour.

Naissance
à Lyon le 5 Août 1912 à 11h
Cartes
du ciel réalisées avec le logiciel AstroQuick
Mais
c'est surtout un héritage spirituel que nous laisse
Henri Gros (son nom de baptême). En effet, si l'on regarde
les transits planétaires qui accompagnent sa disparition,
on constate que le soleil du jour transite exactement son
Uranus de naissance, au premier degré du Verseau.
Décès
à Paris le 22 janvier 2007 à 5h25
Et
que peut représenter cet Uranus en Verseau, signe de
l'amitié et de la fraternité, à la pointe
de sa maison IV (la famille) sinon sa chère communauté
Emmaüs qu'il a fondée en 1950, à Neuilly-Plaisance,
dans les locaux d'une auberge de jeunesse accueillant des
jeunes de toutes nationalités qu'il avait ouverte en
1947. A l'époque, Neptune transitait son Noeud Sud
en maison XII, réveillant de vieux rêves de communauté
chrétienne provenant de vies récentes. C'est
à Pâques 1950, alors que Saturne transite son
Mars en maison XI (les amis) que l’abbé Pierre
baptise la maison de Neuilly-Plaisance «Emmaüs»,
en référence à ce village de Palestine
où deux compagnons du Christ, désolés
de la mort de Jésus, retrouvent l’espérance.
On constate également que Jupiter, en Sagittaire et
carré à Mercure à sa naissance, est revenu
dans ce signe de l'enthousiasme et du courage à l'heure
de sa disparition, mais en aspect harmonique de sextile à
Mercure. Sa parole, si contestataire et si peu écoutée
durant tout son ministère, est enfin reconnue. Le verbe
est devenu chair...
En
cette période cruciale pour toute l'humanité,
son message s'imprime à jamais dans les mémoires
collectives. Oui, la solidarité est non seulement indispensable
dans ce bas-monde, mais elle peut faire des miracles. Comme
le 1er février 1954, où il lance cet appel mémorable
sur les antennes de Radio-Luxembourg, qui apportera 500 millions
de francs en dons. Ce jour-là, le Soleil était
conjoint à Vénus en Verseau, où était
déjà Mercure (la communication) au trigone de
Neptune (la foi, les idéaux).
Cet
idéal et cette foi, il les brandira comme un étendard
toute sa vie, jusqu'au dernier jour, avec force et sérénité.
Le secrétaire particulier de l’abbé a
livré les derniers instants du défunt: «Il
était très serein, nous l’avons accompagné
tranquillement cette nuit. Il n’a pas eu de dernière
parole mais des gestes. Il me prenait la main lorsque je prononçais
le Notre-Père.»
Puissent
les dirigeants de ce pays se souvenir de ce qu'il avait dit
lorsqu'on évoquait l'heure de sa mort :
«
Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes,
apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers
de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés
d’un vrai logement. »

L'abbé
Pierre, le 5 janvier 2006 (Photo de la Mauviniere/AP)
Article
paru en avril 2007 dans la revue "GANYMEDE"
(© 2007 Patrick Giani
- tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation
reserves pour tous pays - faire demande
par email)
NB
: un an et demi avant sa mort, en janvier 2006, l'abbé
Pierre avait écrit au Pape Benoît XVI. Il plaidait
pour l'ordination des hommes mariés. Certes, cette
demande reste restrictive : elle ne réclame pas le
mariage des prêtres. Mais c'est un geste d'ouverture
demandé par le fondateur d'Emmaüs à une
église qu'il trouve trop figée et pas assez
moderne.
C'est l'abbé Pierre, lui-même, qui avait demandé
à ce qu'elle soit rendue publique après sa
mort.
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