Neptune, qui met environ
164 ans pour effectuer sa rotation autour du Soleil, arrive
définitivement en Poissons
le 3 février 2012 et y reste jusqu’en
avril 2025.
Comme il est écrit dans la préface du livret “Comment
positiver les transits de Neptune”: “Ce retour
de Neptune s’accompagne d’une conjonction étroite
avec Chiron, ce qui n’était pas le cas lors
de ses précédents retours. Chiron représente
le guide, le guérisseur, le pédagogue. Assisterons-nous à un éveil
spirituel capable d’inverser les énergies négatives
que connaît la Terre et ses habitants depuis les années
80? On peut y voir également le fameux “retour
du Christ” et son Jugement dernier, puisque la crise – les
crises – que traverse l’humanité semble
préfigurer l’Apocalypse (qui signifie révélation).”
C’est pourquoi je vous livre cette étude sur
le thème astral de Jésus-Christ, fruit d’une
dizaine d’années de recherche, en étant
conscient qu’elle suscitera des passions, tant dans
la controverse que dans la critique (à laquelle je
suis habitué depuis l'article "Bible et Astrologie").
Avant toute chose je demande au lecteur de faire preuve d’ouverture
d’esprit,
même si certaines croyances sont difficiles à remettre
en cause.
Tout d’abord, faut-il le rappeler, la date communément
admise par l’Eglise du 25 décembre à minuit
ne correspond pas à la naissance de celui qui est à l’origine
de notre calendrier. En effet, cette date a été fixée
au début du VIe siècle par le moine Denys le
Petit sur ordre de l’Eglise, pour la faire coïncider
avec les fêtes païennes qui rythmaient équinoxes
et solstices, et qui avaient beaucoup de succès. Des études
historiques, dont celle du règne d'Hérode le
Grand, ont permis de situer la naissance de Jésus
autour de -6 ou -7 avant... J.C !
J’ai trouvé pas moins de dix versions du thème
de Jésus, tant dans les livres que sur le Web, mais
une date a particulièrement retenue mon attention:
celle qui figure dans le Livre
d’Urantia. Pour ceux
qui n’ont jamais lu ce livre (également connu
sous le nom de Cosmogonie d'Urantia) c’est un ouvrage
de 2097 pages à vocation spirituelle et philosophique, écrit
entre 1924 et 1955. Une de ses singularités réside
dans l’autorité attribuée à la
parole des différents “révélateurs”,
anges et êtres célestes, qui signent chacun
des 196 fascicules composant cet ouvrage, et qui désignent
la Terre sous le nom de ”Urantia”.
Or, la dernière partie de ce livre est abondamment
consacrée à la vie de Jésus-Christ,
comme vous pouvez le constater en cliquant sur
ce lien.
Ainsi, on y apprend que Jésus est né “à midi
le 21 août de l'an 7 avant l'ère chrétienne,
avec l'aide et la généreuse assistance de compagnes
de voyage de Marie”.
Et plus loin: “Aucun berger ni aucune créature
mortelle ne vint rendre hommage à l’enfant de
Bethléem avant le jour où certains prêtres
arrivant d’Ur furent envoyés de Jérusalem
par Zacharie. Ces hommes sages ne virent pas d'étoile
pour les guider vers Bethléem. La belle légende
de l'étoile de Bethléem a pris naissance comme
suit : Jésus était né le 21 août à midi
de l'an 7 avant l'ère chrétienne. Or, le 29
mai du même an 7, il y avait eu une extraordinaire
conjonction de Jupiter et de Saturne dans la constellation
des Poissons. C'est un fait astronomique remarquable que
des conjonctions similaires se soient produites le 29 septembre
et le 5 décembre de la même année. Sur
la base de ces évènements exceptionnels, mais
absolument naturels, les zélateurs bien intentionnés
des générations suivantes construisirent l'attrayante
légende de l'étoile de Bethléem conduisant
les Mages près de la crèche où ils virent
et adorèrent l'enfant nouveau-né.”
Ces faits astronomiques sont en effet vérifiables,
comme on peut le constater sur la carte du ciel du 29 mai
-7 (ci-dessous, dressée avec AstroDienst). En effet,
l’étroite conjonction de Jupiter et de Saturne
en Poissons devait être particulièrement lumineuse
et laisser croire à une étoile de taille exceptionnelle.

Fort de ces précisions, je me suis alors penché sur
la date du 21 août de l'an - 7, et je dois avouer qu’un
bon nombre de mes préjugés et de mes croyances
ont été alors balayés.
Comme beaucoup de chrétiens, je pensais que Jésus était
né sous le signe des Poissons. J’avais même
opté pour la date du 28 février -6 à 03h34,
que l’on peut trouver par exemple sur le site d’astrotheme.fr,
avec cinq planètes en Poissons et un ascendant Capricorne.
A mon sens, la naissance du Christ devait être reliée à l’Ere
des Poissons, puisque c’était le signe de ralliement
des premiers chrétiens.
J’abandonnais donc le mythe des Poissons et pris le
temps d’étudier la carte du ciel du 21 août
de l'an - 7 à midi...

Jésus de Nazareth
Avec un Soleil Lion conjoint
au Milieu du Ciel et un ascendant Scorpion, le caractère est fort, déterminé,
ambitieux même. Le Soleil est certes en domicile, mais
la conjonction Mars-Neptune est en maison XII et en Scorpion.
C’est cette position qui m’a étonné :
on la trouve souvent sur les thèmes de révoltés,
de hors-la loi, de drogués également. De plus,
le carré à la Lune montre un rapport conflictuel à la
mère et aux femmes en général, avec
une tendance à s’illusionner (Neptune). Ce trait
de caractère correspondait-il au Jésus décrit
par les évangélistes? Un élément
de réponse me fut alors donné en lisant “Le Christ revient,
il révèle sa surprenante vérité”.
Ce livre, écrit par sa “porte parole” qui
a tenu à rester anonyme, est le résultat de
50 années de contact privilégié avec
l’esprit du Christ. J’ai mis quelques temps à le
lire, tant j’avais peur de me fourvoyer, mais dès
les premières phrases, je fus subjugé par la
simplicité, la clarté et l’authenticité des
propos tenus dans ce livre. Voici ce que le Christ relate
de son enfance :
“Je suis né en Palestine. Ma mère était
convaincue que je serais un Messie. Contrairement à la
croyance populaire, je n’étais pas un enfant
sage. Lorsque, à l’âge de 12 ans, je fus
emmené au Temple pour y être interrogé par
les prêtres afin de déterminer si j’étais
susceptible d’accéder à l’enseignement
religieux juif, je fus rejeté sous prétexte
que j’étais trop arrogant. Amèrement
déçue, ma mère me ramena à la
maison et fit de son mieux pour m’élever dans
la sainteté qui caractérisait sa conduite en
tout temps. Ce fut une tâche impossible car j’étais,
avant toute chose, un individualiste au comportement indiscipliné.
Je refusais les conseils de ma mère et ses tentatives
de me discipliner. A l’adolescence, je devins ingouvernable,
un véritable rebelle !”
Malgré le carré aux planètes en XII,
la Lune - en domicile - fait trigone à la conjonction
Jupiter-Saturne en Poissons : l’éducation religieuse
de Marie servit tout de même de terreau à la
croissance spirituelle de Jésus, d’autant que
Neptune en XII est étroitement conjointe au Noeud
Sud de la Lune : l’origine divine (à ce sujet,
le Livre d’Urantia précise que l’Esprit
du Christ n’en était pas à sa première
effusion sur notre planète, la précédente
ayant eu lieu en tant que Melchizédek).
Son caractère rebelle se voit par l’opposition
du Soleil à Uranus en IV, et Mercure en Vierge partage
cette opposition:
“Pour moi, cette croyance juive dépeignait un ‘Dieu’ cruel
et illogique et je ne voulais rien avoir à faire avec ‘Lui’.
ll me semblait que si une telle déité existait,
il s'ensuivait que l'humanité était condamnée à une
misère éternelle Seules la simplicité et
la liberté que je trouvais dans les collines, les
plaines, les lacs et les montagnes me rafraîchissaient
l'esprit et calmaient mes diatribes enflammées contre
le Dieu juif. En conséquence, je refusai de croire
une seule des paroles que les Anciens tentérent de
m'inculquer.”
Toutefois vers l’âge de 25 ans, selon le livre,
le Jésus rebelle commence à changer. Le trigone
d’Uranus à la conjonction Mars-Neptune lui rappelle
sa “mission”, faisant résonner en lui
les valeurs de sa Vénus Balance (également
en domicile) et en XI: l’amour du prochain. Son coeur
commence à s’ouvrir, l’emmenant à rencontrer
Jean le Baptiste sur les bords du Jourdain. Et son baptême
est une véritable illumination:
“Ce qui se passa réellement quand Jean me baptisa
fut une expérience complètement différente
de ce que j’aurais jamais pu imaginer. Je sentis une énorme
vague d’une énergie incroyable déferler à travers
mon corps. J’en fus littérallement foudroyé.
Comme je sortais de la rivière, tout chancelant, je
me sentis élevé en conscience d’une manière
tout à fait extraordinaire. Un énorme flux
d’un bonheur rayonnant me souleva jusqu’à l’extase.
J’étais dans le ravissement et conscient d’une
intense lumière”.

D’après le Livre
d’Urantia, le baptême
eut lieu le 13 janvier 26 de notre ère. Jupiter transitait
l’ascendant Scorpion de Jésus au trigone d’Uranus
en Cancer pendant que le Noeud Nord passait sur son Soleil
natal, lui révélant son but de vie : Jésus
devint alors Jésus-Christ. Et cette révélation
fut suivie aussitôt par la longue période de
jeûne dans le désert, qui le mena à l’illumination
:
“Je fus soulevé dans une lumière intérieure
radieuse, et je me sentis vibrant et prodigieusement vivant.
J’étais rempli d’extase et de joie, et
je sus sans aucun doute possible, que cette Puissance était
le véritable Créateur dont émanent toutes
créatures”.
Une illumination assez semblable, en fait, à celle
que le jeune Siddharta connut au pied de son banian et qui
lui fit découvrir sa véritable nature de Bouddha
(éveillé). Lui aussi était un rebelle,
lui aussi cherchait la Vérité. La différence
est qu’il ne connût point la mort sur la croix.
Sur ce point également, on peut lire, tant dans le
Livre d’Urantia que dans “Le Christ revient” que
son sacrifice a été mal interprété:
“Jésus n’a pas donné sa vie comme
rançon pour dégager les hommes des griffes
des chefs apostats et des princes déchus des sphères.
Le Père qui est aux cieux n’a jamais conçu
la grossière injustice de condamner une âme
de mortel à cause des méfaits de ses ancêtres.
La mort du Maître sur la croix n’a pas non plus été un
sacrifice pour rembourser à Dieu une dette que la
race humaine aurait contractée envers lui.” (188:4.3)

Portrait supposé du Christ d'après
le suaire de Turin par les techniciens de la NASA
Dans “Le Christ revient” il est aussi précisé :
“Ils lient les hommes à mon personnage séculaire
de “Jésus” préchant le “salut
de l’ homme de la punition de ses péchés” par
ma mort sur la croix.... Aucun paiement n’est exigé pour
les “péchés” par aucune “Déité” supérieure...
Tout sang versé, de n’importe quel genre, servant à des
rites religieux, est du paganisme. L’église
chrétienne a présenté à ses fidèles
rien de moins qu’une version ‘glorifiée’ du
paganisme.”
Dans “Le
retour du Christ et
la libération
des âmes”, on peut également lire :
“Jésus a rendu sacrée la croix de l’incarnation
en dépassant toutes les limitations imposées à l’être
humain, y compris, et in fine, celle de la mort. En affrontant
la mort et en sortant vainqueur de cette épreuve,
il a montré à l’homme le chemin de la
rédemption et du Salut éternel. Contrairement à ce
que croient la plupart des catholiques, Jésus n’a
pas voulu montrer l’exemple de la souffrance, de l’humiliation
ou de la soumission à Dieu. Il a simplement montré le
Chemin de la libération : vaincre toutes les peurs,
et en particulier la peur de la mort, la fatalité du
cycle naissance-mort-renaissance, par la puissance de l’Amour
et de la Foi.”
Si j’ai volontairement insisté sur l’épisode
de la crucifixion, c’est pour aider le lecteur à dépasser
certaines croyances liées à la mort de Jésus.
N’y voyez aucune offense de ma part, je suis un chrétien
de coeur et je sais que les souffrances de Jésus sur
la croix furent abominables. Mais, à l’aube
d’une nouvelle ère où notre conscience
s’élargit sans cesse, nous devons relativiser
cette notion de “sacrifice pour racheter les péchés” qui
a culpabilisé des dizaines de générations,
et retenir l’essentiel du message du Christ: l’Amour.
Non pas cet amour souffrance, cet amour charnel ou cet amour émotionnel,
mais cet Amour “qui emporte tout” et qui permet
de transcender toutes les épreuves de l’existence.
C’est certainement ce qu’Il souhaite que nous
retrouvions en nous-mêmes dès que Neptune reviendra
en Poissons, tout au long de sa traversée et surtout,
espérons-le... ensuite !
Souhaitons simplement que, dans sa fonction utilisée
de façon négative, la lumière de Neptune
n’aveugle pas les fanatiques et les extrémistes,
ce qui retarderait notre retour vers la Source-Père,
notre retour vers la Lumière.
Comme il est écrit dans “Le retour du Christ” Jésus
ne reviendra pas dans un corps physique, mais le plus important
est qu’Il revienne... dans nos coeurs.
Patrick Giani
Les livres dont il est question
dans cet article
Partager

© Janvier
2012 Patrick
Giani - tous droits de reproduction, de traduction
et d'adaptation reserves pour tous pays - faire demande
par email. Pour faire connaître cet article à vos amis, faites un copier/coller de la barre de titre de votre navigateur.
|