L'analyse
des transits est un domaine que l'étudiant appréhende
souvent, surtout lorsqu'il s'agit de transits multiples.
Malgré l'excitation qui le pousse à cette investigation,
il a peur de se tromper, d'oublier un élément
important ou de se perdre dans la multitude des éléments
à prendre en considération. C'est pourquoi cela
nécessite, surtout dans les premières années
de pratique, une certaine organisation.
Tout d'abord, il importe de savoir cerner les périodes
de transits sur les éphémérides.
Repérer
le transit principal
Quel est le transit principal? C'est celui que l'une des
planètes
lentes (de Jupiter à Pluton) forme avec l'un des luminaires
(ex: la Lune).
Cet aspect peut
être harmonique: sextile, trigone (ou conjonction avec
Jupiter) ou dissonant: carré, opposition, ou conjonction
(sauf avec Jupiter). Si aucun luminaire n'est concerné,
il faut regarder si l'une des planètes personnelles
est susceptible de l'être (Mercure, Vénus ou Mars).
Mais dans ce cas, il faut relativiser son importance (ex: un
transit de Saturne sur le Soleil est en général
mieux vécu qu'un carré de Saturne à
Mercure natal).
Sur les éphémérides, on repère
d'un rapide coup d'oeil si l'une de ces planètes reçoit
un aspect. Le plus simple est de commencer par Pluton. Comme
son cycle est extrêmement lent (248 ans pour faire le
tour du Zodiaque) il met parfois plus de deux ans pour transiter
une planète natale. La conjonction est donc facilement
repérable, l'opposition aussi. Pour les carrés,
il est nécessaire de bien connaître les Croix
et leurs "bras". Par exemple, si Pluton est en Sagittaire
(comme c'est le cas actuellement en 1998) les signes en carré sont
ceux de la Croix mutable. Par rapport au Sagittaire les bras
concernés sont donc les signes des Poissons et de la
Vierge. En conséquence, si l'une des planètes
personnelles est située dans l'un des ces signes, Pluton
va former un carré
avec elle.
La
deuxième question qui se pose est: pendant combien
de temps? Quand on sait que l'orbe habituellement admise
pour un transit de Pluton est de 2° avant et après,
on repère sur les éphémérides
la période en question.
Exemple 1: votre Soleil est à 9°11'
du Sagittaire. Pluton transite votre Soleil du 11/11/98
(Pluton arrive à 7°11 du Sagittaire) au 25/12/99
(Pluton arrive à 11°11).

Exemple 2: votre Lune est à 9°11' de la Vierge.
Pluton lui fait carré durant la même période que ci-dessus
(angle de 90°).
L'impact du transit exact
Après avoir repéré la période
du transit en orbe, on repère la date du transit exact
afin de cerner le moment où l'impact du transit sera
le plus fort. Dans le cas cité, ce sera le 3/1/99.
Mais ce ne sera pas forcément le moment où
l'impact du transit sera le plus ressenti par le natif. Pourquoi?
D'une part parce que d'autres transits peuvent le minimiser
ou le renforcer (nous verrons cela plus loin), d'autre part
parce que le transit exact a de fortes chances de se répéter
dans les mois qui viennent. Ce phénomène est
dû au processus de la Rétrogradation, qui comporte
trois phases.
Les trois phases du transit majeur
La première phase du transit est celle où
la planète transitante approche de l'aspect exact pour
la première fois. Cette période amène
un climat en rapport avec la fonction de la planète
transitante (dans notre cas, un climat plutonien de remise
en question profonde) mais elle est faiblement perçue
par le natif. C'est lors de la seconde phase, dite de rétrogradation
(R sur les éphémérides) que celui-ci commence à percevoir
la résonance de la planète, surtout lors du transit
exact (le 29/5/99 dans notre cas). Généralement,
le transit devient plus insistant et le natif est obligé d'en
tenir compte. La troisième phase correspond à la
course directe (D sur les éphémérides)
de la planète et à son dernier transit exact
(le 2/11/99 dans notre cas). Généralement, cette
dernière phase est fortement ressentie par le natif,
que ce soit psychologiquement (dans le cas de Pluton) ou physiquement
(dans le cas de Saturne par exemple).
Pour résumer, comme je l'explique dans mon livre
"Astrologie
du Nouvel Age: positivez vos transits", la première
phase de Rétrogradation pose le problème, la
seconde nous invite à trouver une solution, et la troisième à le
résoudre. Bien entendu, tout dépend du niveau
d'évolution du natif. Certaines personnes réagissent à la
seconde phase et d'autres seulement à la dernière!
Mais dans ce cas, la note est parfois lourde...
Les transits annexes
Lorsque les trois principales phases du transit majeur ont
été repérées, on commence par vérifier
si d'autres transits interviennent durant l'une des ces périodes.
Si c'est le cas, il est nécessaire d'effectuer les mêmes
recherches dans les éphémérides pour la
planète en question. Si cette planète est en
aspect de transit durant les trois phases du transit majeur,
elle aura une importance cruciale. Si elle intervient lors
d'une seule phase, on devra lui accorder plus d'importance
lors des seconde et troisième phases, qui sont souvent
les plus déterminantes.
Exemple:

Lors du transit de Pluton sur le Soleil natal évoqué
ci-dessus, Uranus fait un trigone à Mars natal. Globalement,
ce transit signifie de nouvelles possibilités d'action.
La combinaison des deux transits donnera: une période
de profonde remise en question, minimisée par une ouverture
dans le domaine des activités du natif. On peut imaginer
un chef d'entreprise (Soleil Sagittaire) qui essuie de sérieux échecs
en affaires (transit de Pluton) mais qui décide d'informatiser
tous ses services (Uranus trigone Mars natal), ce qui lui fait
opérer une mutation positive.
Dans le cas d'un carré de ce même Uranus, la combinaison
des deux transits donne: une période de profonde remise
en question, accentuée par un blocage dans le domaine
des activités du natif. Celui-ci ne voit pas comment
sortir de la crise et il risque fort de déposer le bilan...

Bien entendu, les cas fictifs évoqués ci-dessus
ne tiennent pas compte des maisons, ni des transits annexes
(.../...)
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